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Publié par Claire B

Ces jours ou vous savez que vous êtes grand(e)s

Vous rappelez vous de ces jours ou vous avez pris conscience de ce que veut dire grandir ?



Je ne vous parle pas de ce jour, ou, enfant, on comprend que tout être a une fin, même si ce jour la, on grandit aussi. Ce jour ou dans ma chambre je serrais ma grosse poupee contre moi, avec la conscience nouvelle que vieillir veut dire finir, un jour.



Je ne vous parle pas de ce jour ou vous changez d'école. Ou vous jouez dans la cour des grands mais ou l'enfance se cache encore de partout malgré les amourettes et vocabulaire adopté. Ou l'on se demande qui l'on est entre l'enfant de la maison et l'autre, ailleurs.



Je ne vous parle pas de ce jour ou vous partagez un peu plus avec celui que vous croyez aimer pour la vie. Quand celui-ci même vous plantera dans le dos, plus tard.



Je ne vous parle pas d'ailleurs de ce fameux jour ou il vous piétine le cœur. Ou inéluctablement vous grandissez avec le sentiment d'avoir été si bête et naïve. Ou vous savez que l'amour c'est pas toujours pour la vie et ou les mots ne veulent pas toujours vraiment dire ce que l'on prétend.



Je ne vous parle pas des premières grandes détresses. De cette envie de crier enfouie, dissimulée. De cette innocence qui s'éteint.



Je ne vous parle pas des études, de ces choix qui esquissent la vie d'adulte. De ces changements de parcours, hésitations, confirmations. De ces échecs et ces réussites.



Je ne vous parle pas de ce jour ou vous trouvez l'amour, le vrai. Qu'il arrive sans crier gare. Des jours qui suivent ou le bonheur se trame. Ou l'on s'unit, se marie. Ou l'on s'apprend. Avec plus ou moins de facilité selon les instants.



Je ne vous parle pas de ce jour ou vous devenez parents. Ou ça y est, vous détenez les clés d'une autre vie que la vôtre. De cet autre vous qui habite vos jours et vos nuits.



Je vous parle de ce jour, ou en promenade. Je marche a côté de mon père. Petite route. Je voudrais enfouir ma main dans la sienne, comme avant, et je ne le fais pas. Je suis grande. Mon papa est mon papa mais je ne suis plus la fillette. Je ne suis plus la petite fille dont il grattait le dos et massait la nuque, dont il venait vérifier le sommeil le soir. J'ai grandi.

Papa je t'aime.

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Pomdepin 26/11/2013 14:21

Très beau billet, tu m'as toute émue.