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Publié par Claire B

Quand Louloute était petit, il n'acceptait pas l'idée qu'il puisse y avoir des méchants.

Quand il regardait le livre de la Jungle, Sherkan n'était pas méchant. Puis petit a petit, on a glissé vers le méchant mais un petit peu gentil.

Désormais le méchant existe. Et parfois Louloute choisit même d'être ce méchant-là. Celui qui fait des caprices ou le ch aller qui tue les princesses. (Les individus pourvus d'épée exercent un pouvoir de fascination sur Louloute en ce moment).

Je me rappelle qu'au long de mes études d'orthophonie (qu'au final j'ai abandonné par manque de conviction et excès de sciences) on avait étudié le phénomène.

C'était intéressant et ça permet de comprendre, en partie, nos loulous.

En fait, d'après Piaget, petit, l'enfant est assez manichéen. Y a le bien. Y a le mal. Et pas de demi-mesure. C'est noir ou blanc.

De là, l'importance de ne pas stigmatiser l'enfant en lui disant "tu es méchant".

En fait l'enfant fonctionne sur un mode binaire : vrai/faux, bien/mal, noir et blanc...

Par ailleurs, la satisfaction de ses envies étant encore a la mesure de l'égo surdimensionné du tout petit, ce qui est bien n'est pas forcément ce qui est recommandé en terme de morale mais ce qui comble le besoin ressenti à un moment donné.

D'où l'importance d'éduquer notre petit loup en la matière.

Au final ce serait à 8 ans que l'enfant deviendrait apte à concevoir les choses de façon plus complexe.

C'était mes considérations du jour.

La conscience morale chez l'enfant

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