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Publié par Claire B

Alors, écrire un article pour faire l apologie de la fessée serait une idée bien saugrenue.

Mais, ma foi, la fessée est une question qui revient plus que fréquemment dans nos caboches de mamans.

Bien ? Pas bien ?

Halte aux clichés. Voilà le maître mot.

Je suis une mère qui donne des fessées. C'est le moment ou certaines vont prendre des cailloux avec des envies de meurtre.

Mais voilà, c'est dit.

Je suis adepte du maternage mais néanmoins la fessée est quelque chose qui se fait, ici, chez moi. Avec Louloute du moins, parce que bon ma Chaperonette du haut de ses 8 mois, on y pense pas.

Les lois anti-fessée me révoltent. Avoir besoin de légiférer sur ce qui pour moi est de l'ordre d'un positionnement strictement personnel, je trouve ça dingue.

Je ne donne pas la fessée pour faire mal, gratuitement. Pour moi la violence c'est justement quelque chose de gratuit qui sort de derrière les bosquets sans crier gare. Pas un acte borné et mûrement réfléchi.

Je ne donne pas la fessée sous le coup de l'énervement. Comme pour me soulager d'une pulsion. La fessée arrive après que Louloute ait été prévenu.

Je n'use pas de la fessée pour faire peur. Fort heureusement, je suis dotée d'une bouche, mon fils aussi, mais en prime on a quatre oreilles à nous deux : la fessée ok, mais on en parle avant (je préviens) et après, et on s'écoute. "Pourquoi ai-je donné une fessée ?" Et Louloute sait très bien, quand il a poussé jusqu'au bout, reconnaître que s'il y a eu fessée c'est parce qu'il est allé trop loin.

Je n'éprouve pas de plaisir a la chose. Je n'aime pas entendre mon enfant pleurer. Mais, au même titre que je n'apprécie pas particulièrement m'opposer a mon enfant. Néanmoins, éviter la frustration ou le pleur (pour l'enfant, pas pour le bébé, hein ?) n'est pas pour moi synonyme d'apprentissage.

La fessée, c'est pas tout le temps, mon enfant ne devient pas pour autant violent ou encore ne souffre pas de troubles comportementaux quelconques. Je ne banalise pas la "violence" en donnant une fessée. Je montre simplement qu'il est des limites qu'on outrepasse pas quand on est un enfant (quand on est adulte aussi mais malheureusement paraît qu'on a pas le droit de donner la fessée à ceux qui nous gonflent, dommage) Point barre. Et, si on franchit la limite, il y a conséquence. Parce que oui, il me semble important d'apprendre a nos chérubins la portée de nos actes.

Il peut arriver d'avoir donner une fessée et puis de se dire qu'au final on a pas pris la bonne décision. Mais dans ce cas, comme quand on a merdouillé avec un adulte, on s'excuse auprès de notre enfant. Apprendre le pardon c'est aussi une démarche qui me semble pas inutile.

Je trouve que, oui, on peut recourir à la parole autant que nécessaire mais que parfois ça ne suffit pas. Qu'un enfant a parfois besoin de limites franches et massives. Que la parole pour expliquer, oui, mais pour punir, bah...

Après je ne dis pas qu'il faille ou non mettre une fessée. Chaque parent devrait faire fonction de ce qu'il ressent mais je trouve que bien souvent on tient des discours complètement extrêmes sur la pratique.

Et, j'avoue, je trouve que l'enfant doit rester à sa place d'enfant. Non pas dans une soumission ou une infériorité quelconque, certes. Mais l'enfant ne sait pas tout, n'a pas toujours raison et n'est pas toujours une petite chose fragile. Il est parfois tout à fait capable de comprendre et de faire le choix d'aller au bout de sa bêtise ou non. Et dans ce cas le confronter à la sanction ne me semble pas forcément une mauvaise chose.

D'ailleurs, je crois qu'une fessée peut être un acte d'amour. Souhaiter poser des bases a son enfant pour lui donner le cadre nécessaire a sa construction.

Alors, qui qui me jettera des cailloux ?

La fessée : et si on arrêtait avec les clichés ?

Commenter cet article

Claire B 11/05/2016 15:15

Et bien que de virulence dans ces derniers propos.
De l'art de tomber dans la caricature comme bien souvent...
Et à vrai dire meme pas envie d'épiloguer autour de ce qui me semble être clair, pesé et non justement une apologie de la fessee...

Céline 11/05/2016 14:23

"Halte aux clichés. Voilà le maître mot."
Le droit le plus basique de votre enfant de disposer de son corps, un cliché?

"Les lois anti-fessée me révoltent."
Les lois anti beignes contre les femmes aussi, vous révoltent? Femmes, enfants, même combat !

"Avec Louloute du moins, parce que bon ma Chaperonette du haut de ses 8 mois, on y pense pas."
Quel est l'âge à partir duquel on commence à avoir le droit de frapper un être faible? Un an?
Ah, si seulement Chaperonette avait pu arrêter le temps...

"La fessée, c'est pas tout le temps, mon enfant ne devient pas pour autant violent ou encore ne souffre pas de troubles comportementaux quelconques."
Plus de 150 études montrent et prouvent absolument tout le contraire de ce que vous écrivez. Trouvez moi une étude, une seule, qui démontre que les châtiments corporels n'ont aucun effet...

"Il peut arriver d'avoir donner une fessée et puis de se dire qu'au final on a pas pris la bonne décision. Mais dans ce cas, comme quand on a merdouillé avec un adulte, on s'excuse auprès de notre enfant. Apprendre le pardon c'est aussi une démarche qui me semble pas inutile."
Un petit peu comme un mari violent s'excuserait (s'excuserait hein, on est d'accord, pas "présenterait des excuses") auprès de sa femme parce qu'il vient malencontreusement de lui en coller une. Ok, je vois.

" Chaque parent devrait faire fonction de ce qu'il ressent" Le parent, le parent, le parent...Et l'enfant? N'est-il pas un être humain lui aussi? Que ressent-il?

"quand on est adulte aussi mais malheureusement paraît qu'on a pas le droit de donner la fessée à ceux qui nous gonflent, dommage"
Qu'est ce qui vous retient d'en coller une à ceux qui vous gonflent? La trouille, peut être? Ouais, ça doit être ça...

"Et, j'avoue, je trouve que l'enfant doit rester à sa place d'enfant."
Peut être, sortie de son contexte bien sûr, la seule chose intelligente que vous ayez écrite. L'enfant à un cerveau immature. Il n'a pas accès au même raisonnement que nous. Il est en apprentissage. Il doit donc, de part sa fragilité, être protégé. En premier lieu, contre toute violence.

Bref....

Séverine 11/05/2016 13:46

Bonjour,

Votre point de vue m'attriste. Loin de vous jeter la pierre car je n'ai pas toujours été qui je suis devenue avec mes enfants, j'aimerais vous inviter à retrouver votre ressenti d'enfant que vous avez du être quand quelqu'un qu'on aime nous fait peur, nous fait nous sentir mauvais, confus par la sidération...Ce n'est pas ainsi que l'enfant apprend, de nombreuses études le montrent. Il apprend juste la perte d'estime de lui-même et de confiance dans les autres.Moi ce qui m'a fait chercher d'autres manières de faire avec mon fils ainé quand il avait 2 ans et que j'étais terrorisée par ses colères et ma peur qu'il me déborde, ça a été d'entendre mon fils me dire "a peur maman" quand ma main se faisait menaçante...J'ai senti la perte de confiance entre nous et aussi l' incohérence de lui dire de ne pas taper quand il n'est pas content et moi de le faire...et puis j'ai rencontré d'autres parents engagés dans une recherche d'éducation respectueuse et j'ai vu de mes yeux et entendu qu'on pouvait se faire comprendre de son enfant et canaliser , guider ses envies et ses émotions autrement qu'en le menaçant et qu'on obtient bien plus : la confiance, le respect mutuel, un enfant confiant et respectueux de tous...Je vous souhaite de tout coeur ces rencontres....des lectures m'ont beaucoup aidée et : Olivier Maurel "la fessée", Isabelle Filiozat "au coeur des émotions de l'enfant" ,Alice Miller "c'est pour ton bien" et encore Catehrine Gueguen " pour une enfance heureuse"...Et puis je me sens aussi fatiguée de lire et d'entendre des points de vue comme le vôtre en 2016 et très triste pour les nombreux enfants qui subissent ces violences éducatives ordinaires avec toutes les conséquences et le risque d'escalade dans la maltraitance par banalisation des 1ères violences...Vous êtes en contact avec d'autres parents et outre ce qui m'attriste dans ce que vous faites vivre à vos enfants, je ne peux pas accepter de tels propos faisant l'apologie des coups alors que vous avez la responsabilité d'être contact avec d'autres parents. Je vous rappelle quand même que si le gouvernement n'a pas encore légiféré pour préciser au civil que l'autorité parentale doit être exempte de toute punition corporelle et humiliation, ces préconisations sont dans le nouveau livret de parentalité qui va être remis à tous les futurs parents et sera l'objet de discussions avec des travailleurs de la CAF.

veronique reine 11/05/2016 11:12

une fessée, un acte d'amour????? il y a d'autre façon de poser des bases qu'apprendre à son enfant que l'on a tout pouvoir sur plus faible que soi! et est-ce une bonne base pour vous? comment faire confiance à quelqu'un qui vous tape?

Cico 09/07/2013 20:46

Bonjour, je suis tombée par hasard sur ce poste et je n'en reviens des commentaires pour la plupart complètement absurdes. Au vu des personnes contre la fessée je viens rééquilibrer la donne en vous donnant mon avis. J'ai un très bon exemple à la maison du système d'éducation à la française (moi) et à l'américaine (mon mari canadien). Chacun sa manière de faire, mon mari a été éduqué sans fessée et il souhaite faire pareil avec notre fille et je respecte son choix. Il en fait de même avec moi qui préfère l'éducation que mon donnée mes parents (la fessée) dans les années 70. Et bien je peux vous dire que mon mari a bien du mal à gérer bcp de situations et il n'arrive pas toujours à se faire entendre bien qu'étant le papa! Surtout avec une petite princesse bien capricieuse :-) Ma fille est très intelligente et elle a très vite compris vers qui aller quand elle veut quelque chose et jusqu'où elle peut s'énerver car aucune limite. Mon mari très patient et surtout très calme persiste et continue à lui expliquer les choses même en pleine crise de larmes et de cris. Ça me fait bien sourire mais je respecte c'est son choix et je trouve ça bien que ce soit différent du mien. Quand à moi, je fonctionne plus avec le " je te préviens". Donc je mets en garde d'abord car je connais ma fille et anticipe à l'avance la future bêtise, je lui explique avec un ton ferme pourquoi je ne veux pas, et les risques qu'elle encourt si elle persiste. Je lui ai donné 3 fessées en tout et pour tout et depuis la vie est plus simple à la maison. Ma fille ne longe pas les murs quand on est dans la même pièce tout va bien je vous rassure. Je pense même qu'elle recherche autant mon affection que celle de son papa.
Je ne pense pas que l'education sans fessee soit la meilleure... mais je ne penses pas non plus que ce soit bon pour l'enfant d'en avoir trop. par moment je fais différent, une bonne punition (au coin, pas de dessin animes, etc...) marche tres bien aussi. Il faut un juste milieu comme dans tout!
Personnellement je pense que l'éducation de nos parents étaient bien meilleure que celle d'aujourd'hui, l'enfant roi et tous ces parents bobo qui pourrissent et gâtent leurs enfants.
Mesdames restez comme vous êtes surtout ne changer rien on s'en reparlera dans quelques années, et surtout bon courage! :-)

Claire B 10/07/2013 21:45

Oh que ça fait du bien un peu de bon sens ! Merci :)