Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Claire B

Qui n'a pas entendu cette fameuse théorie du "laisse le pleurer" ?

Et bien pour moi, c'est impossible. Impossible comment ? Impossible pourquoi ?

Déjà, je fais la différence entre laisser chouiner et laisser pleurer. Et puis laisser pleurer en journée, le temps que mes bras soient libres pour un câlin, c'est moins anxiogène.

Je parle de cette fameuse technique visant à l'acquisition du dodo.

Déjà, je suis pas bien convaincue du truc quand je lis que l'enfant arrête de pleurer non pas parce qu'il a compris mais parce qu'il se résigne, "papa et maman m'écoutent pas". Envoyer si petit le signal "mon coco, tu peux te brosser pour que je t'écoute..." mouais...

Bon, forcément, c'est un avis purement subjectif. J'aime pas faire de "l'ayatollisme". Si on est convaincu de sa méthode et qu'on le fait avec amour, soit...

Mais pour moi, adepte du maternage, je pense que bébé a besoin de la proximité avec l'adulte et dans les premiers temps avec sa maman, autant que faire se peut. Bah oui, il largue les amarres au bout de 9 mois mais pas pour autant qu'il est encore prêt pour la grande traversée en solitaire.

En Afrique, l'enfant porté en permanence par un adulte (ou une grande sœur) est un enfant sécurisé et il est prouvé par des études anthropologiques que ce sont des enfants qui pleurent très peu. Parfois, il est bon de sortir de notre carcan occidental.

On en vient donc au cododo. Il est pratiqué dans bon nombre de cultures (on ne parle pas forcément du partage du lit parental mais de la chambre). Je trouve que notre société moderne a parfois tendance à diaboliser des pratiques bien naturelles, comme pour toujours plus s'éloigner des origines (c'est ça l'évolution ?).

Subjectif, je sais. Mais j'en reste néanmoins convaincue.

Ceci étant, je ne dis pas non plus qu'il ne faille pas apprendre à bébé a dormir seul parce que bien malheureusement, l'interaction permanente avec l'adulte, dans le monde actuel, c'est une chimère (en même temps, une puer' par enfant en crèche ça couterait un bras !)

Donc, revenons en a nos moutons, je ne supporte pas de laisser pleurer. Une fois la nuit venue, cette fameuse nuit.

Ma Chaperonette commence, je crois, a réaliser la disparition de maman, cette fameuse angoisse de la séparation.

Je la pose dans son lit, elle pleure, je la reprends elle se calme mais refuse de téter et se cambre, et s'en suivent des allers-retours lit/bras.

Entre temps, je ne la laisse pas pleurer plus de quelques minutes. Mais ces quelques minutes m'ont semblé une éternité hier soir (on parle de 2-3 minutes).

Je suis convaincue qu'il faut également apprendre les limites a l'enfant mais quand celui-ci est déjà confronté à ses propres limites ? Parce qu'au final, prise par l'envie de lui apprendre hier, j'ai oublié le bobo des dents et l'angoisse que maman parte.

En fait, j'ai laissé pleurer pour laisser pleurer. Du coup, étape 2, j'ai culpabilisé.

D'où, mon article.

En fait je crois que laisser pleurer, un bref instant, en restant présent et serein, convaincu de son amour pour son enfant, c'est une chose (que j'ai tout de même du mal a faire mais on en revient plutôt à mes angoisses personnelles d'abandon, je pense), laisser pleurer pour lui apprendre à ce petit loup, convaincue de sa méthode et du moule dans lequel faire entrer l'enfant c'en est une autre (et, prise par cette envie de bien-faire pas particulièrement bien placée, je suis tombée dedans hier soir).

Donc, laisser pleurer, avec tous les bons discours des amis et membres de la famille derrière, c'est pour moi, tomber dans une culpabilité et plus une technique de dressage qu'une méthode d'éducation.

Et vous, vous laissez pleurer ?

Laisser pleurer ? C'est viscéral, j'y arrive pas

Commenter cet article

Lexie 23/05/2013 21:09

Oui, je laisse pleurer. Mais elle ne pleure jamais pour dormir. Par contre en journée ça arrive. Generalement je la prends quelques minutes, ou je la change d'endroit/de jeu. Je la repose, et si elle recommence à pleurer je la laisse un peu tout en lui parlant. Elle a trois mois et les seules fois où elle pleure "vraiment" (inconsolable disons), c'est quand elle a mal aux gencives, dans ces cas là, pas question de la laisser: je la berce, lui passe du gel, etc... Dans tous les cas, je crois qu'il faut suivre son instinct.

nurse mama 20/05/2013 19:36

Moi ( enfin nous ) je ne laisse pas pleurer.
C'est tout comme toi. Visceral. Je ne peux pas.
J'ai lu un superbe livre de Claude Suzanne Didierjean Jouveau, " ne pleure plus bébé ",c'est juste magnifique et ça remet les choses à leur place. un livre que je conseille à tout le monde.

Je laisse les gens causer quand ils me disent qu'il va sh'abituer, devenir capricieux, etc ... ils font ce qu'ils veulent avec leurs gamins, moi avec le mien, c'est en mode " maternage proximal " ...

La Ronde 19/05/2013 19:25

Ma Pucinette n'a que trois semaines, mais je n'arrive pas non plus à laisser pleurer. Comme toi, je suis convaincue qu'elle est encore petite et qu'elle a besoin d'un temps d'adaptation pour faire la transition entre le ventre, si chaud où tout était à disposition, et la vie sur terre. D'ailleurs, je ressens moi aussi le besoin de faire cette transition ! Alors, portage et co-dodo sont au programme et aux conseils des gens, je réponds un laconique 'humhum', et je ne rentre même plus dans le débat ! :D

Coralie 18/05/2013 12:27

Non je n'ai pas pu le laisser pleurer ... Ca m'étais impossible, c'était instinctif comme tu l'expliques . Puis plus il a grandit, plus ces pleurs etait different et j'ai pu le laisser 2/3 min patienter à partir de 9mois je dirais. Plus ils grandissent, plus il comprenne et plus les pleurs se transforme et mon instint avec ;)