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Publié par Claire B

On en parle jamais et c'est pour ça que je souhaitais vous en parler : un deuxième enfant arrive, est ce que ça va être pareil que pour le premier ?

Comme ce sujet est passé sous silence, on a l'impression d'être un OVNI une fois confrontée à la situation. Alors, non, rétablissons la vérité, vous êtes juste normales. Allons dans le vif du sujet.

Votre premier était le centre de toutes vos attentions, vous n'aviez d'yeux que pour lui, subjuguée par le moindre de ses progrès.

Votre deuxième arrive et vous vous rendez bien compte que vous n'êtes plus autant scotchée à bébé que la première fois.

Vous culpabilisez, vous vous dites que vous ne lui consacrez pas assez de temps.

Rassurez vous ! Vous n'aimez pas moins votre deuxième enfant, vous l'aimez différemment. Louloute et moi avons un rapport très fusionnel, je ne ressens pas la même chose envers mon petit chaperon rouge mais j'aime mes deux enfants tout autant.

Objectivement, on aimerait être dotée des multiples bras de Shiva mais on en a que deux : quand on est pris par l'un, on ne peut pas être disponible à l'autre.

Avant, vous trouviez inconcevable de laisser bébé pleurer. Là, il va falloir accepter qu'il ne peut en être autrement.

Mais ce n'est pas une mauvaise chose : votre deuxième développera sans doute plus d'autonomie.

Un bébé sait s'accommoder des situations et a plus de ressources qu'on ne l'imaginait. Il ne sera pas traumatisé, il se construit dans un contexte différent.

Mais, cette autonomie que vous offrez à votre petit bout permet aussi plus facilement à un papa de prendre sa place ou laisse également le champ libre à votre premier qui pourra jouer le rôle de votre assistant. Quelque part, le fait d'avoir un rapport moins fusionnel laisse le champ libre à d'autres. Bébé n'est donc pas privé d'amour, il le reçoit différemment.

Avant, vous pouviez vous occuper des tâches de la maison quand bébé dormait. Là, quand le premier dort, le deuxième ne dort pas forcément et vice versa. Je vous conseille donc l'écharpe de portage qui, vous libérant les mains, vous permettra de vous occuper de votre chez-vous tout en gardant une proximité avec votre petit loup.

Puis, ne culpabilisez pas de ce que vous n'êtes pas émerveillée par le moindre fait et geste de votre bébé. C'est sur que pour le premier c'était inédit, là, vous êtes déjà passée par là. Alors bien sûr, on reste sensible au progrès de notre loulou mais on trouve moins exceptionnel les petits détails du quotidien. On a le sourire aux lèvres mais un air moins béat.

Bien évidemment, il va falloir jongler entre l'un et l'autre et donner à chacun ses moments. Il ne s'agit pas non plus de ne pas se laisser bousculer dans ses habitudes. Il faut accepter que le rythme change.

En tous les cas, si vous vous sentez déstabilisées par cette situation, reprenez pied. Les premiers temps peuvent ne pas être aussi évidents que ce que vous aviez imaginé mais au fur et à mesure de la relation qui va se construire, chacun va trouver sa place et ses repères.

Et rappelez vous, aimez différemment ne veut pas dire aimer moins. Vous aimez d'une façon différente votre deuxième qui est lui aussi différent de votre aîné et a ses besoins propres, son histoire propre. Procéder différemment ne veut pas dire faire moins bien.

Votre famille a changé avec l'arrivée d'un nouvel enfant, vos façons de faire également.

Le cœur est une maison qui s'agrandit pour laisser sa place à chacun.

Aux mamans de plusieurs enfants, comment avez-vous ressenti l'arrivée de votre deuxième ?

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Aurore 16/01/2013 15:22

Et bien une fois de plus, Claire, tu as tout dit ! Alors qu'avec ma grande choupinette de bientôt 3 ans nous sommes très fusionnelles, j'ai ressenti une grande culpabilité à la naissance de ma mini-choupinette. J'avais l'impression d'être moins avec elle que je ne l'étais avec la grande; de moins la bisouiller, de moins m'extasier, de plus la faire patienter ou de plus la laisser pleurer que je ne l'ai fais avec mon ainée. Quand ma grande est née, je vivais à son rythme à 200 % mais là impossible, la vie doit continuer. Alors oui on n'en parle jamais, oui j'ai ressenti ça et ça me faisait mal, et ton article est parfait. En effet, je l'aime tout autant, différemment mais tout autant, c'est juste que ce n'est plus "les premières fois" et il m'a fallu un certain temps pour le comprendre.