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Publié par Claire B

Patrie c'est fini

Ce week-end j'étais au feu d'artifice du 14 juillet.

Fête nationale. D'où cette interrogation sur la notion de patrie. De fierté nationale.

Soyons clairs, je ne ressens aucune espèce de fierté à être française plus qu'autre chose.

Je ne dis pas que je ne me sente pas française, quelque part, bien au fond. J'avoue que quand je suis à l'étranger, je ressens bien ce petit truc mais qui tient plus de l'ordre des habitudes prises propres à ma "culture", d'un système d'éducation.

L'âge d'or de la France, pays des Lumières, d'Histoire et d'humanisme est bien derrière.

Je ne pense pas que la France soit en décrépitude plus qu'un autre pays. Je pense juste qu'il s'en suit un effondrement général des masses. Individuellement, je crois aux belles personnes et je crois profondément en l'autre et en sa capacité de bonté. Je ne saurai tenir le discours de "fuck the world, no future".

Je pense que l'individu est capable de se transcender, c'est la masse qui pervertit.

Enfin, v´la encore un autre débat.

Puisque le débat de base c'est la notion de patrie. Déjà je m'interroge sur le bienfondé du tracé des frontières, qui s'apparente pour moi à de la géométrie plus qu'autre chose.

Que l'être humain varie fonction de l'ensoleillement, ou d'autres critères topologiques ok, mais la notion de patrie...

La notion de patrie me dérange aussi parce qu'elle engendre une opposition entre la mienne et celle des autres. Et que souvent quand il y a opposition il y a besoin d'élever une partie plus haut que l'autre.

Parce que l'associe la notion de patrie à celle de guerre, combattre pour sa patrie...alors combattre pour la paix ouais pour le pays, un peu moins.

En même temps, je ne nie pas non plus apprécier vivre dans une démocratie (bon même si la démocratie à tout de même un peu tendance à être foulée aux pieds dans nos sociétés modernes ou consommation et économie viennent nous assujettir). Je ne nie pas l'héritage de ce qu'on commémore en cette fête nationale. Même si il vaut mieux faire l'impasse sur bon nombre de barbaries commises, la faute à l'effet de masse qui grise, au parfum de pouvoir.

Alors, la patrie, pour moi, c'est vide de sens. Je n'y crois pas, plus. Je ne crois pas aux masses, aux foules et aux états, mais en l'autre, en l'individu, en celui que je croise tous les jours.

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