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Publié par Claire B

Tensions au travail. J'ai la tête bien prise.

Je vais faire mes courses. Je passe devant la pharmacie.

Ça fait plusieurs semaines que je n'ai pas de règles.

Mon retour de couches est survenu tardivement. Il faut dire que j'ai allaité ma louloute dix-huit mois. Et puis mes cycles sont pas bien réguliers.

Je vais acheter un test. Pas convaincue, ceci étant. Mais en me disant "ce serait génial, une bonne nouvelle !"

Je ne peux pas attendre. Je vais dans les toilettes du grand magasin. Et puis j'attends. Et la, je vois "enceinte" s'afficher. Ça fait trois semaines selon le test.

J'ai le sourire aux lèvres. Je suis aux anges. Je suis dans ma voiture et je me sens si heureuse.

Le soir, j'annonce la nouvelle au Papa. J'explique à ma louloute.

Puis, je prends rendez-vous chez une sagefemme. Très mauvais souvenir de mon premier suivi. Une sagefemme c'est 100 fois plus cool, moins médicalisé.

Tout se passe au top. J'attends de savoir. Fille ou garçon ? J'ai la conviction que c'est une fille. Tout le monde me dit que c'est parce que je souhaite une fille. Mais non, même si j'ai envie d'une fille, je le sens. Le poil aux pattes pousse moins vite, j'ai une sale tronche. Je prends moins de poids. Faut dire que bienvenue les nausées. Je pourrais m'alimenter de concombres, radis et fruits exclusivement !

Ça change de ma première grossesse où je faisais une boulimie de raclette.

Je commande un test urinaire aux USA. Censé prédire le sexe de bébé. C'est vert. Bon bah c'est un garçon. Je le dis à Namour. Mais je reste néanmoins convaincue que le test se plante. C'est une fille.

Premières échographies. Bébé croise les jambes. Et puis les échographies sont faites au lance-pierre. Ma sagefemme prend plus le temps mais bébé veut garder le mystère.

Puis, arrive enfin le moment fatidique. C'est confirmé, c'est une fille ! Je jubile. Le choix du roi. Et puis j'avoue que les robes, bandeaux et cie, ça vend du rêve ! Je me sens comme une petite fille qui va avoir une nouvelle poupée. (En mieux et plus fort, mais ne soyons pas hypocrites)

Par contre le grossesse se passe bien mais soyons honnête, c'est différent de la première. La première fois j'étais en transe. A l'affût du moindre mouvement. La, j'ai moins le temps et puis c'est moins magique. Je connais déjà quoi...j'aime tout autant mon bébé en devenir mais être enceinte, si je pouvais passer mon tour...

A partir du cinquième mois, il faut faire attention. Bébé a envie de faire du toboggan et est déjà bien bas. Puis bébé n'est pas fixé sur sa position. Tête en bas, tête en haut, tête en bas. Je suis une salle de gym ambulante. Ma puce fait le grand écart, envoie des uppercut et des directs du droit, s'essaye à la boxe thaï...j'avais l'impression que louloute bougeait déjà beaucoup et bah, rien du tout, par rapport à mon petit chaperon qui me fait les cent coups dans le bidon.

Mais le tout suit son cours. Bébé refuse de montrer sa bouille aux échos, tourne la tête. Coquinette va !

Arrive le neuvième mois. Fin de compte bébé est bien au chaud. Moi, j'ai pris un bon ballon. Moyennement pratique et je suis exténuée. Je me sens mauvaise maman avec Eden. Impossible de gérer les caprices en restant zen, de l'amener au parc. Je suis fatiguée et vis très mal le fait d'être une sous-mère. La grossesse n'a plus rien de magique. Je veux mon bébé dans les bras mais dans mon bidou, ça suffit.

Cours de préparation. Bien avertie par les précédents, pas envie de réitérer l'expérience. Je vais donc voir mes sagefemmes adorées. Et là. Elle me donne la clé, les abdos !! Contracter a fond. Sur ce coup-ci, on va être au top. D'ailleurs on est plus que motivée. Allez bébé, suit la lumière, la sortie est pas loin.

Et puis, le bonus contractions arrive. Pendant des semaines, je cumule les fausses alertes. Les contractions la nuit. Ma louloute stresse de ses allers-retour entre la maternité et la maison. Quand va-t-elle sortir, la petite sœur ? D'ailleurs il a mal à son bébé, me dit-il en tâtant son ventre. Et puis moi, je stresse, y aura-t-il quelqu'un pour garder la louloute quand ça va finir par se déclencher. Parce que ça va arriver, hein ?

Dernier rendez-vous, paraîtrait-il que je vais accoucher rapidement...

Mais ça, c'est au prochain épisode...

Alors si comme moi, vous vivez mal votre deuxième grossesse. Ne vous inquiétez pas, ça arrive. Ne culpabilisez pas. Une deuxième grossesse, c'est juste moins neuf. Plus stressant et fatigant parce qu'il faut déjà gérer le premier. Moins d'effet de surprise.

Mais ce n'est pas parce que les choses sont différentes que vous aimerez moins bébé.

Tout ceci est passé sous silence, alors on a l'impression d'être une mère indigne quand on ressent ces choses. Que nenni ! Vous êtes quand même une super maman.

Présentons-nous, tome 4, la deuxième grossesse

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