Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

J'ai aimé allaiter.

Longtemps...

Ces moments, yeux dans les yeux. Ce moyen de calmer le moindre pleur en 2 secondes.

Cette complicité partagée. Se sentir utile, indispensable. Avoir le sentiment de combler son bébé, d'amour, de lait, et de ce qui lui faut.

Cette magie de la nature qui s'adapte en tout point.

Ces dodos partagés. Ces premiers sourires. Ces têtes éjectées sur le côté, une fois bébé repu.

J'ai aimé me sentir programmée pour mon enfant, cette confiance en ce que je suis, cette révélation de moi-même.

J'ai aimé cette fusion. Ces câlins. Cette intimité. Ce lien.

Et puis Chaperonette a grandi, passé les 18 mois. J'ai commencé tout doucement à avoir envie de prendre de la distance. La fusion était un peu moins magique. Le fait de ne pas pouvoir quitter une pièce sans que mon amour de puce hurle à la mort.

Les 2 ans approchaient et j'étais entre envie et crainte. Parce que je craignais de devoir m'opposer, que Chaperonette n'accepte pas, qu'elle hurle.

Oui, se séparer c'est aussi permettre de grandir. Mais j'avais peur que la demoiselle prenne ca comme un abandon.

Et puis un jour, ou plutôt une nuit, Chaperonette a décidé de me faire vivre l'enfer. Pas moyen de se contenter que sa mère soit dans la même pièce ! Il fallait que je tienne le lit. Et là, j'ai craqué et j'ai dit non. Maintenant c'est fini. Je peux plus avoir un bébé greffé à moi n'importe quand. (Même si la demoiselle était déjà sevrée de jour).

Et Chaperonette a crié. 1h30. Et le miracle s'est produit. Elle a abdiqué. Maintenant elle prend simplement son doudou, me demande de la balancer dans son lit. Et elle dort ! Et mes nuits se mettent à ressembler à de vraies nuits.

Une page se tourne. Et je suis fière de la Chaperonette, fière de moi. On a réussi !

Victoire ! Bébé est sevré

Commenter cet article