Pour les parents et les autres, les découvertes et conseils d’une maman mais aussi d’une prof des écoles.
26 Août 2013
Nous n'étions qu'un, toi, mon bébé et moi, ta maman. Puis, un jour, tu es sorti de moi et tu es devenu toi, juste toi et non plus toi, en moi.
Les premiers mois passent. Tu es dehors mais encore un peu dedans, dans ce cocon invisible de notre relation mère-enfant. Une transition douce vers l'envol.
Séparé de moi, mais quel est ce lien qui nous unit jusqu'à me réveiller avant même que tu ne pleures ?
Peu à peu, d'autres liens viennent s'ajouter. Il n'ôte pas le premier mais équilibre celui-ci. Ton papa tisse son lien. Ton frère. Papy, Lalie, Mamy, marraines, parrain...des liens qui s'entremêlent pour former une corde bien solide, un lien plus fort qui te tient, nous unit, te retiendra s'il le faut.
Oui mais bébé, tu grandis. Et un jour, je m'éloigne et tu pleures. Tu as compris. Nous sommes deux. Absence. Présence. Apparaître, disparaître.
Cette fameuse angoisse de la séparation. Elle ne perdure pas toujours. Tu comprendras que maman peut partir mais maman revient et tu te raccrocheras aux autres liens.
Que faire quand bébé passe par cette angoisse ? Peut-on prévenir cette angoisse ou y remédier ? Rien ne pourra la gommer, bien que celle-ci soit plus ou moins forte selon les enfants, mais passer par des jeux symboliques comme "coucou le voila" (j'apparais, je disparais), cacher un objet et le retrouver, peut permettre de se familiariser à cette angoisse de la séparation, de l'abandon.
Au travers de l'objet, bébé comprend la permanence ou non-permanence des choses.
On peut aussi à ce moment la, penser au doudou. L'imprégner de notre odeur. On parle, selon Winicott, d'objet transitionnel, un lien entre maman et bébé, un lien qui remplace, qui comble un manque, une absence.
Et nous, mamans, il nous faut nous habituer à ne pas être l'unique lien, à faire confiance, à passer le relais. Au fond nous aussi, on peut se sentir un peu abandonnée...un peu perdue...mais on a nos liens, nos fils de marionnettes qui nous animent et nous permettent de tenir.
Et vous, l'angoisse de séparation, ça vous parle ?