Pour les parents et les autres, les découvertes et conseils d’une maman mais aussi d’une prof des écoles.
15 Juin 2013
Au gré des commentaires sur un précédent article, j'ai eu droit à cette phrase : "on a les enfants qu'on mérite".
C'est donc cette phrase que j'avais envie de commenter.
Non, on a pas les enfants qu'on mérite.
Un enfant ne se mérite pas. Un enfant est un cadeau. Dans tout ce qu'il est.
Dire "on a l'enfant qu'on mérite" sous-entendrait qu'on puisse mériter d'avoir un enfant en bonne santé ou son contraire...
Ou qu'un enfant docile est une affaire de mérite...
On ne mérite rien. Ni l'amour, ni l'amitié, ni l'enfant, c'est une grâce qui nous est accordée et qu'on se doit de cultiver. Et l'enfant quel qu'il puisse être est un cadeau avec ou sans "problèmes".
Dire qu'on a l'enfant qu'on mérite c'est revenir a dire qu'il y aurait des enfants "punition" ! Non un enfant ne mérite pas une telle étiquette. Un parent non plus d'ailleurs.
Un handicap ou une maladie n'est pas une punition a l'encontre des parents. Dire qu'on a l'enfant qu'on mérite c'est faire porter un poids de culpabilité à certains parents.
Ça revient également a dire qu'il existe des personnes qui, n'arrivant pas à avoir d'enfants, ne mériteraient donc pas un enfant ?
Alors oui, un enfant peut donner du fil à retordre, oui l'enfant sera sensible à nos choix éducatifs, à nos erreurs. Mais en aucun cas, on a l'enfant qu'on mérite.
Chaque parent, au même titre, que chaque enfant rencontre des phases plus ou moins évidentes au fil de sa vie, et ce, non pas parce qu'il le mérite mais parce que la vie est faite de ce tissage de contraires, de progrès et de régressions, de douleurs et de joies, mais si la vie est dans cet ordre là, c'est bien afin qu'on profite de chaque cadeau dont nous jouissons.
Pour finir, je vais répondre à ce commentaire déplacé, que j aime mon enfant dans tout ce qu'il est, ses "qualités" et ses "défauts". Que ma maternité est un bonheur avec ses renoncements, ses joies, ses satisfactions, des déceptions, ses certitudes et ses tâtonnements.
Je ne méritais rien mais je dis merci chaque jour pour ce bonheur renouvelé. Et des caprices ou des crises d'opposition ou je ne sais quels autres traits de caractère qu'on pourrait pointer du doigt chez mon enfant ne saurait entraver ce bonheur quotidien !