Pour les parents et les autres, les découvertes et conseils d’une maman mais aussi d’une prof des écoles.
17 Janvier 2013
L'anniversaire de la Louloute approche. Bientôt 3 ans, tout va si vite.
Je vais aborder un sujet, qui, je crois, est totalement inconcevable pour la gent masculine : le deuil de l'enfant qu'on aura plus.
Je crois que le cérémonial d'une grossesse me manquera perpétuellement.
Qu'on soit clair, pas l'envie d'un enfant dont je parle mais cette attente, cette excitation de la naissance peuvent-elles ne pas manquer ?
La recherche du prénom, la découverte du petit être, le mystère de son visage. L'effort de l'accouchement, même. Le temps qu'on trouve long, dans la chambre de la maternité, mais les heures passées à regarder son enfant, en se disant, c'est donc lui.
La grossesse et les mois à rouler son ventre, c'est bon j'ai donné et j'en suis rassasiée mais je crois que savoir qu'on aura plus de bébé est un deuil perpétuel.
En même temps, c'est un sentiment bien égoïste que j'énonce là, un enfant on ne le fait pas pour soi. Je n'ai pas envie d'un bébé, c'est le miracle qui se construit autour de l'attente qui me manquera éternellement.
Et vous, comprenez vous, ce sentiment dont je parle ?